Professionnels — Bordeaux et Nouvelle-Aquitaine
Assurance des professionnels à Bordeaux
Un contrat d’entreprise mal dimensionné ne se voit pas — jusqu’au sinistre. Nous auditons vos garanties, chiffrons vos vrais capitaux et mettons les compagnies en concurrence sur un cahier des charges précis.
Ce qu’un contrat d’entreprise doit couvrir
La multirisque professionnelle regroupe plusieurs garanties sous un même contrat. Leur périmètre exact, lui, se négocie — et c’est là que se situe l’essentiel du travail.
- Les biens. Locaux, aménagements, matériel, stocks, marchandises. Y compris le matériel nomade et celui confié par des clients, souvent exclu par défaut.
- La responsabilité civile. Exploitation et professionnelle — deux couvertures distinctes qu’il faut vérifier séparément.
- La perte d’exploitation. Le maintien de la marge brute et des charges fixes pendant l’arrêt d’activité, sur une période d’indemnisation à calibrer.
- La protection juridique. Prise en charge des litiges avec clients, fournisseurs, administrations ou salariés selon l’étendue souscrite.
- Le bris de machine et les dommages électriques. Déterminants dès que l’activité repose sur un équipement spécifique et difficilement remplaçable.
- Les risques cyber. Assistance, reconstitution des données, responsabilité en cas de fuite de données personnelles.
Les angles morts les plus fréquents
En reprenant des contrats existants, certaines lacunes reviennent avec régularité. Elles ne coûtent rien tant qu’il ne se passe rien.
Les garanties ne s’appliquent qu’aux activités déclarées au contrat. Une entreprise qui a élargi son offre, ouvert un second site ou ajouté une prestation sans le signaler peut se retrouver sans couverture sur son activité la plus récente — souvent celle qui se développe le plus vite. Une actualisation annuelle évite ce décalage.
La période d’indemnisation de la perte d’exploitation
Douze mois sont fréquemment retenus par défaut. Or, entre l’expertise, les autorisations d’urbanisme, les travaux et la reconstitution de la clientèle, un sinistre lourd dépasse régulièrement ce délai. Sur une activité à forte reprise, dix-huit ou vingt-quatre mois sont souvent plus réalistes.
Les franchises rapportées à la trésorerie
Une franchise élevée réduit la prime, ce qui est parfaitement rationnel — à condition que l’entreprise puisse absorber ce montant sans tension. L’arbitrage se fait sur votre trésorerie réelle, pas sur un pourcentage théorique.
Quelques spécificités sectorielles
Commerces et restauration
Marchandises et matériel frigorifique, perte de denrées après panne, responsabilité liée aux produits, dommages aux biens des clients. La perte d’exploitation y est décisive : une fermeture administrative ou des travaux de voirie prolongés peuvent suffire à mettre en péril l’équilibre.
Artisans et bâtiment
Au-delà de la multirisque, ces métiers relèvent d’obligations spécifiques que nous traitons en détail sur la page consacrée à la garantie décennale. Le matériel de chantier, souvent transporté et stocké hors des locaux, mérite une attention particulière.
Professions de conseil et prestataires de services
L’exposition principale est immatérielle : erreur, omission, retard, préjudice financier causé à un client. Voir la page RC professionnelle.
Flotte automobile
Dès trois à cinq véhicules, un contrat flotte devient généralement plus avantageux qu’une juxtaposition de contrats individuels, avec une gestion simplifiée des entrées et sorties de parc et une tarification fondée sur la sinistralité globale.
Notre méthode
Nous partons de vos contrats actuels et de vos chiffres, pas d’un questionnaire type. Nous établissons un cahier des charges précis, le soumettons à plusieurs compagnies, puis vous présentons les offres à garanties comparables — car comparer deux primes sans comparer les périmètres n’a aucun sens.
Questions fréquentes
Ce qu’on nous demande sur ce sujet
Quelle différence entre RC exploitation et RC professionnelle ?
La responsabilité civile exploitation couvre les dommages causés à des tiers dans le cadre de la vie courante de l’entreprise : un visiteur qui chute dans vos locaux, un dégât causé chez un client lors d’une intervention. La responsabilité civile professionnelle couvre les conséquences de vos prestations elles-mêmes : une erreur de conseil, un retard, un défaut d’exécution. Beaucoup de contrats n’incluent que la première, et l’exposition la plus lourde porte souvent sur la seconde.
La perte d’exploitation est-elle vraiment utile ?
C’est la garantie la plus sous-souscrite et l’une des plus décisives. Après un incendie ou un dégât des eaux majeur, l’assurance dommages reconstruit les locaux et remplace le matériel, mais ne compense ni le chiffre d’affaires perdu pendant l’arrêt, ni les charges fixes qui continuent de courir — loyers, salaires, emprunts. Beaucoup d’entreprises ne survivent pas à ce trou de trésorerie, alors même que leur sinistre était bien couvert sur le plan matériel.
Mes locaux sont loués : qui doit assurer quoi ?
Le locataire est responsable des dommages causés au bien loué et doit en principe s’assurer pour les risques locatifs. Le propriétaire assure le bâti, et le bail précise la répartition, parfois en imposant des garanties spécifiques. Nous relisons systématiquement les clauses d’assurance du bail avant de calibrer le contrat : une exigence contractuelle non respectée peut engager votre responsabilité vis-à-vis du bailleur.
Une TPE a-t-elle besoin d’une assurance cyber ?
Les petites structures sont devenues des cibles courantes, précisément parce qu’elles sont moins protégées. Une garantie cyber couvre selon les contrats l’assistance technique en urgence, la reconstitution des données, les pertes d’exploitation consécutives, la responsabilité en cas de fuite de données personnelles et les frais de notification. Si votre activité s’arrête sans accès à vos fichiers ou à votre logiciel métier, la question mérite d’être posée sérieusement.
Comment sont fixés les capitaux à assurer ?
Ils doivent refléter la valeur réelle à reconstituer, pas une estimation ancienne. Une sous-évaluation expose à la règle proportionnelle de capitaux : l’indemnité est alors réduite dans la proportion de l’écart entre la valeur déclarée et la valeur réelle, même pour un sinistre partiel. C’est une mauvaise surprise fréquente sur des contrats jamais réactualisés depuis leur souscription.
Nos autres expertises
Poursuivre selon votre besoin
Faisons le point sur votre couverture
Étude gratuite et sans engagement. Un courtier vous rappelle sous 24 h ouvrées pour analyser vos contrats en cours et vous dire, honnêtement, s’il y a mieux à faire.